Critique : Call of duty 2 (jeu vidéo)

(Par Jérémie Bernard)

Offert avec le lancement de la Xbox 360, « Call of Duty 2 » fut mon baptême de la « next-gen » et le début d’une histoire d’amour toujours existante entre moi et les jeux vidéo. Avant d’avoir la nouvelle console de Microsoft, je m’intéressais, comme tous les gens de mon âge, aux jeux vidéo, mais sans la passion inconditionnelle d’aujourd’hui! Microsoft a su m’accrocher très rapidement avec cette nouvelle machine repoussant toutes les barrières de l’époque. C’est donc avec la référence en matière de jeu de tir à la première personne que tout a commencé pour moi, que j’ai pu voir à quel point les jeux étaient maintenant à un tout autre niveau, celui de l’immersion réaliste, celui du dévouement et du spectaculaire.

En fait, « Call of duty 2 » ne fait rien de bien nouveau, puisque le premier opus de la série possédait déjà toutes ces qualités. Offert sur PC seulement, le début de cette saga monstre pouvait enfin se continuer avec le deuxième opus tel quel dans nos salons! Ce jeu n’y va pas par quatre chemins. Un mode campagne et un mode multijoueurs sont disponibles, sans fioritures ni bonus d’aucune sorte. Une fois la campagne lancée, on se retrouve très rapidement dans l’univers déjà connu de « Call of duty », à savoir environnement de guerre réaliste et excitant, recélant de dangers et de scripts savamment calculés pour permettre au joueur de vivre la meilleure expérience cinématographique possible!

Le joueur va incarner divers camps alliés durant le jeu, voyant ainsi plusieurs théâtres d’opérations en même temps. Que ce soit en tant qu’américain, anglais ou russe, les missions seront toujours très bien rythmées et bourrées de détails. Les dialogues sont crédibles et l’ambiance sonore fait juste assez peur. La musique reste grandiose et orchestrale, accompagnant les moments épiques du jeu, souvent synonymes d’explosions ou de tensions extrêmes.

Le jeu donne une efficace impression de grandeur, même si les environnements ne sont finalement pas très ouverts. Le but premier d’un « Call of duty » est de mélanger judicieusement le spectacle d’un film de guerre avec l’interactivité d’un jeu vidéo. Un film est totalement linéaire, comme l’est « Call of duty 2 », mais le fait d’être celui qui appui sur la gâchette change tout à l’expérience finale! Le côté horrible de la guerre est très bien rendu, et ce dès le dictaticiel du jeu où, incarnant une nouvelle recrue russe, devez vous entraîner à lancer des grenades, mais avec des pommes de terre, lesdites grenades étant trop rares pour être gaspillées!

Le jeu vous entraînera donc dans divers champs de bataille, qu’ils soient microscopiques ou gigantesques, faisant avancer en parallèle les différentes histoires suivies par les soldats de nationalités différentes incarnés par le joueur. Le jeu est amusant, efficace et réaliste, mais possède aussi son lot de défauts à ne pas négliger.

Le problème avec une expérience comme « Call of duty 2 », c’est qu’une fois le jeu terminé, il devient assez ennuyeux de le refaire une deuxième fois, tous les effets de surprises et les moments cinématographiques étant exactement les mêmes à chaque partie. En comptant le fait que les « checkpoints » sont souvent très espacés, vous verrez certains « scripts » assez souvent, ce qui jouera aussi en défaveur du fait de recommencer le jeu un jour ou l’autre. La façon idéale de jouer le jeu est donc de mettre la difficulté à son maximum, question que le réalisme guerrier soit vraiment ressentit, puisque sinon vous vous sentirez invincible au milieu de ce champ de morts. Le jeu durera ainsi un peu plus longtemps (tout au plus une quinzaine d’heures), mais attendez-vous à mourir, et à mourir souvent. Au plus difficile, « Call of duty 2 » ne vous fait pas de cadeau, vous enlevant la vie à la moindre erreur de votre part. En étant dans un contexte de guerre, les chances d’erreurs deviennent subitement décuplées, ce qui permet à tout le moins à ce jeu précoce de la nouvelle génération d’offrir tout de même un défi de taille à tout le monde! Gageons finalement que vous apprécierez cette courte section en char offerte!

Ce qui m’a accroché longtemps avec ce titre, c’est son mode multijoueur aujourd’hui banal et classique, mais qui à l’époque pouvait me retenir des heures durant, tout comme le fait aujourd’hui avec bien des gens les nouveaux « Call of duty ». Modes de jeux à l’ancienne : Match à mort, match à mort en équipe, capture du drapeau et un mode tiré du premier opus de la série où il faut placer ou désamorcer des bombes. Le jeu ne proposant que quelques cartes, il perd aujourd’hui toute sa substance, mais permettait en 2005 d’avoir dès la sortie de la console une expérience multijoueur rapide efficace et addictive à souhait.

« Call of duty 2 » sert donc de fondation à tout ce qu’ «Activision » a su bâtir avec les années. Intéressant la première fois et ayant été par la suite copié à maintes reprises pour son multijoueur fonctionnel et doté d’un bon facteur de rejouabilité, ce titre reste pour moi le classique parmi les classiques, ma toute première entrée dans l’univers de cette génération presque terminée et aussi un moyen d’avoir plusieurs succès avant que ce système ne devienne très élitiste et parfois exagéré. Ce jeu reste en mon sens (même si un des derniers) un des meilleurs simulateurs de la deuxième guerre mondiale du point de vue de l’infanterie disponible sur le marché.

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