Critique : Bioshock (jeu vidéo)

(Par Jérémie Bernard)

Bioshock sait mélanger de façon naturelle quatre éléments très populaires dans l’industrie du jeu vidéo : une caméra à la première personne, la présence d’armes de tir, des éléments évoquant les jeux de rôles et un côté sombre n’ayant rien à envier à n’importe quel jeu d’horreur. Ces éléments mis ensemble, couplé d’un scénario déconcertant et d’un univers tout à fait unique font de ce premier épisode de la nouvelle série de 2k Games un des jeux majeurs de l’époque. Bioshock, c’est une épopée, la rencontre entre le joueur habitué de se faire réchauffer ses histoires et un univers bien particulier, allant troubler ou fasciner la plupart d’entre eux. Regardons ensemble de quelle façon.

L’introduction du jeu est somme toute assez classique, mais trouble déjà le joueur par sa simplicité, puisque très rapidement, ce dernier se retrouve dans un monde totalement inconnu. Vous subissez un accident d’avion et sombrez dans l’océan. Seul point d’ancrage à l’horizon? Une étrange tour. Entouré des flammes meurtrières provenant du combustible de l’appareil en miettes, vous vous dirigez vers ce curieux bâtiment. C’est alors que tout bascule. Vous vous retrouvez dans une espèce d’ascenseur se transformant en sous-marin par la suite. Votre étrange engin vous amène donc dans Rapture, ville secrète, mais surtout, sous-marine ! Ayant presque tout perdu, vous apprendrez donc à découvrir pièce par pièce ce projet fou d’un chercheur l’étant tout autant.

C’est par sa ville hors de l’ordinaire que cette œuvre transporte réellement le joueur. Dans le jeu, nous sommes environ dans les années 60. Imaginez alors la technologie, la mode et l’architecture du temps transposée à cette ville hétéroclite. Quand arrive l’horreur? Dans le fait que Rapture, en tant que projet utopique, a échoué, totalement. Les quelques survivants de l’endroit sont complètement fous et dangereux et plusieurs sections de la ville sombrent lentement dans le fond de l’Océan, faute d’entretien.

Pour survivre dans cet endroit, vous vous défendrez avec toutes les armes que vous parviendrez à trouver. Élément ajoutant un autre plus au jeu : les plasmides. Ces implants par injections sont la cause de la chute de la ville et de sa société. Vous permettant d’avoir des pouvoirs surnaturels ou même de contrôler les éléments, les plasmides seront pour vous un allié dévastateur, et, je ne vous le cacherai pas, indispensable dans l’univers sombrement létal qu’est devenuRapture.

Ainsi armé, vous découvrirez peu à peu la tragique histoire de cette ville pourtant si prometteuse en théorie. Les développeurs vous permettront de prendre des choix cruciaux allant influer directement sur la difficulté du jeu. Se voulant un peu ouvert, le jeu n’en reste pas moins plutôt linéaire et peut s’avérer très lourd pour les gens claustrophobes. La folie inhérente de la ville et de ses habitants rend très rapidement paranoïaque, sans parler de la puissance destructrice des Big Daddy, gigantesques scaphandres mortels devenus la mascotte du jeu. Mais ce côté lourd se ressent finalement par une trop grande répétition des mêmes actions. Avec un nombre d’ennemis très limité et des environnements qui se ressemblent beaucoup, Bioshock perd un peu de son élan, mais ne devient jamais ennuyant vu sa durée de vie juste parfaite.

L’histoire du jeu reste toujours assez intéressante, poussant le joueur à découvrir comment Rapture a pu sombrer si rapidement dans la déchéance, mais surtout à trouver un moyen de quitter l’endroit avant que l’eau ne soit absolument partout ! Avec quelques alliés et beaucoup d’ennemis, le tout sur une bande sonore très « vieux film d’horreur » avec ses cordes grinçantes et ses ambiances glauques, le jeu reste profondément gravé dans les mémoires, en tant qu’expérience touchante, mais surtout traumatisante.

 

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